samedi 17 novembre 2018

Moelle sanglante


Des cartilages géants claquent craquent — voies rectales d’horizons carnassiers — ossature opaline de laiteux flamboiements.

Un Os faramineux se fait sauter le Gland — et éclate en giclées de moelle écarlate.

L’azur déchiqueté rougeoie, tourne vert pâle parsemé d’anus blonds et vortex oblongs.

Des hommes et des femmes jubilent tout nus mêlés à de somptueuses carcasses rutilant sous l’ultime luminescence d’un ciel en capilotade — branlés mutuellement ils s’enfoncent de gros os dans la bouche et le rectum — leurs crânes se fendent et crachotent de roses éclairs d’ectoplasme fluorescent.

Une gelée purpurine s’épanche par les synapses dilatées de rêves rondelets à la fraise et de crème nichonneuse au blanc aveuglant — et de cris clairs et de tranches stridentes de lumière et de blanches éruptions en ronds de lait meurtriers.

Un énorme coutelas net et précis caresse l’entrefesse exquis de la liberté.


Extrait de Carnage sensitif
Disponible ici :


dimanche 11 novembre 2018

Esthétique de la chair



La beauté — qui jaillit sans nul besoin d'exister — sodomise à sec le réel et la vérité, qui ne sont que l'envers et l'endroit d'une pouilleuse escroquerie.



  Une vision me hante : TRIPES DANS LE CIEL.
En variantes éclatées elle revient...
Boyaux jaillis de la sombre tiédeur lymphatique — éjectés dans la béance azurée du jour.

L’éclat subit d’une beauté sublime et crue charrie cette même puissance d’ARRACHEMENT.
La beauté est un crachat de lumière arraché à la nuit des viscères.

— Aphrodite en gloire me désosse au soleil.

Extrait de Carnage sensitif
Disponible ici :




Younisos




vendredi 9 novembre 2018

La chair, la lumière


Un crâne volcan explose et de ses orbites jaillissent deux filets de regard sanguinolents sur un sein froid.

Dans le regard posé sur la chair il y a, au fond, quelque chose d’horrible et viscéral, une profondeur sensitive asexuée.

L’horreur.




Extrait de Carnage sensitif
Disponible ici :



mardi 6 novembre 2018

La chair en soi




Une tranche d'érotisme, figée en contemplation esthétique, génère l'apparition monstrueuse de la viande en soi.
Comment donc sodomiserais-je la lumière ? … Y aurait-il là-bas, tout au bord du délire lymphatique, des fesses illuminées du feu atroce de l’aisthêsis ? …

Danaé embrassa Clotilde, dévora son foie frais, et s’étendit à plat ventre sur mon lit déglingué, dégageant en cuiller son cul rond et laiteux…

— Viens me sucer la moelle. L’horreur habite ma mâchoire. Tout finit en silence bu. Seule l’esthétique me saignera à mort. Mes cartilages hallucinent sur la grande rousse aux gros seins blancs.



Extrait de POÉSIE TRASH de Younisos
https://www.edilivre.com/poesie-trash-younisos.html  
également disponible sur Amazon : https://www.amazon.fr/Po%C3%A9sie-trash-Younisos/dp/2414194049